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La traversée de l'Atlantique en catamaran à voile - partie 3/3

Posté le 15/12/2016

 

 

 

La troisième semaine est un rêve en pleine mer. C’est le beau temps, une belle énergie et de belles conditions de navigation enfin tous réunis. Nous sommes déjà bien bronzés et en pleine forme pour les Caraïbes! La troisième semaine est celle qui clôt cette merveilleuse aventure à bord du Lucia 40.

Semaine 3 - le rêve en pleine mer

Jour 15 (27 novembre) : journée de vacances

Belle journée chaude et ensoleillée qui nous permet de travailler tous très fort sur notre bronzage. Aujourd’hui, on dit que c’est notre « journée de vacance » car nous avons presque tous congé de barre. On met le pilote automatique qui, enfin, gère très bien la tâche et qui, avec une surveillance, nous permet d’avancer sans trop d’efforts pour la première fois.

 

 

Il ne faut pas oublier de boire de l’eau. On se le répète souvent entre nous. Le soleil est très fort et le vent marin déshydratent rapidement. Il faut éviter les insolations.

 

Chaque jour, vers 7h30-8h du matin, Bernard fait un "waypoint" (un point GPS) de notre localisation. Jour après jour, on peut donc voir notre progression. Chaque jour, vers 7h30-8h du matin, Bernard fait un "waypoint" (un point GPS) de notre localisation. Jour après jour, on peut donc voir notre progression.

 

 

Comme mentionné dans notre publication Facebook, on peut enfin travailler sur l’organisation de nos croisières dans les Caraïbes. Le beau temps et le calme, combinés aux belles nuits que nous avons eues récemment nous donnent une tonne d’énergie! Luc s’attaque à divers livres de navigation dans les Caraïbes, ainsi qu’à quelques livres de tourisme. Avec l’aide de Bernard, qui a tout de même vécu 3 ans dans les Caraïbes, il passe en revue chaque île, chaque endroit à visiter. L’excitation monte, le rêve se rapproche!

 

 

En soirée, on demande plus de fichiers GRIB à Christine pour la prédiction des vents et des précipitations. Puisque nous approchons de la destination et qu’il nous reste encore beaucoup de données, on peut se le permettre. Pendant la nuit, la température est toujours très confortable. Bernard mentionne que c’est très semblable aux nuits dans les Caraïbes.

 

 

Jour 16 (28 novembre) : les dauphins reviennent

 

 

Belle journée chaude et ensoleillée. On se repose, mais on s’active tout de même un peu… C’est la journée des brassées de lavage pour presque tout le monde! On lave chacun nos vêtements à la main, dans l’évier de la cuisine. On lave d’abord dans l’eau salée avec du détergent, puis on rince ensuite le tout dans l’eau douce. On essore très fort, puis on étend le linge un peu partout autour du catamaran.

En fin d’après-midi, six dauphins viennent nous rendre visite. Ça faisait longtemps! C’est fou comment ces petites bêtes amènent de la joie avec eux. C’est Luc qui cuisine ce soir (pour la première fois…); boulettes de steak avec patates pilées et légumes en boîte de conserve!

 

 

Pendant la nuit, la température est encore très confortable. On attend toujours un trou d’air (selon les fichiers GRIB) qui ne vient pas. Même si les journées sont reposantes, on a hâte d’arrêter les quarts de nuit. Se réveiller deux fois pendant la nuit pour être à la barre (et ce, même si maintenant on peut naviguer avec le pilote automatique) est exigeant. C’est dur sur le sommeil. Courage, ça achève.

 

 

Jour 17 (29 novembre) : la fête de Christopher

On se lève tous à 7h du matin pour appeler Christopher (en fait, c’est juste Chloé qui doit se lever, car les autres sont déjà tous debout). On tombe sur sa boîte vocale malgré un rendez-vous téléphonique. On lui laisse un joli message!

 

 

Ensuite, Bernard nous fait pratiquer à mettre la grand-voile. Il supervise et nous laisse faire la manœuvre. Malgré quelques hésitations, ça se passe très bien! Le but est d’être complètement autonomes aux Caraïbes. De plus en plus, il prend donc la peine de nous appeler lorsqu’il y a quelque chose à faire sur les voiles, et nous laisse se pratiquer tout en supervisant.

 

 

En journée, on suit trois petites dépressions locales. On veut presque de la pluie pour faire changement! Ça nous permettrait d’avoir une douche fraîche et de collecter de l’eau douce.

À un moment les vents se lèvent et nous laissons Bernard prendre la barre, il s’amuse et fait un peu de navigation sportive. La vitesse du catamaran augmente et se rend jusqu’à 9 Kn. Ceci nous permet tout de même de rattraper deux heures sur notre itinéraire! Finalement nous n’aurons jamais de pluie... Luc dort plus dans la journée. Il n’a pas réussi à s’endormir la nuit passée.

 

 

Pendant la journée, France fait aller ses crayons sur sa planche à dessiner, Luc et Chloé lisent tranquillement et Bernard fait quelques ajustements sur le bateau. C’est calme. France nous prépare un bon macaroni pour ce soir.

 

 

La nuit tombée, on doit mettre les moteurs à 3h30 AM. C’est peut-être enfin le trou d’air qu’on attend. Au deuxième quart de nuit de France et Luc, c’est une mer d’huile… c’est étonnant, quand même, parce qu’on est dans le milieu de l’océan!

 

 

Jour 18 (30 novembre) : les premières algues

Ce matin, la mer est tellement calme qu’on doit encore rouler au moteur. On prépare quand même les voiles au cas où le vent voudrait augmenter. Aussi, on aperçoit les premières algues sur l’eau… on se rapproche de la terre!

 

 

On prend enfin une douche sous la pluie! France mange la dernière pomme, dernier fruit frais à bord. On doit maintenant manger des salades de fruit en canne ou des compotes de fruit. On commence à se préparer pour l’arrivée en nettoyant un peu le catamaran et en faisant les dernières brassées de lavage. Bernard nous guide, conseille et pratique encore avec les voiles.

 

 

C’est notre deuxième jour nuageux de suite. Ça fait presque du bien, car le soleil commençait à taper fort.

 

 

Jour 19 (1er décembre) : le retour des sushis

Journée chaude et ensoleillée (encore!). Après les petits nuages, le beau temps! Le matin est plutôt actif pour tout le monde. On s’affaire au nettoyage du dinghy et de la cuisine, et on pêche ensuite une Mahi Mahi femelle de 92 cm, soit le plus gros poisson à bord du catamaran!

 

 

Bernard nous apprend à le couper et nous donne une formation sur les sushis. Chloé sort ses papiers et ses crayons, et France prend une tonne de photos des étapes à suivre… Il faut absolument être en mesure de refaire cela à la maison!

 

 

 

Vous devinerez donc que le souper était (encore!) très raffiné. Sushis avec poisson frais du jour, avec une des spécialités du chef skipper; l’œil de dragon!

 

 

On passe la journée au génois, avec une mer et des vents plutôt calmes, on avance à une moyenne de 4-5 Kn. La lune commence un nouveau cycle, on voit maintenant un mince croissant apparaître.  

 

 

Jour 20 (2 décembre) : la fin approche

Aujourd’hui, gros soleil et encore moins de nuages (qui eut cru que c’était possible). On se rapproche lentement de Luciabliss en augmentant notre vitesse à 7 Kn avec la grand-voile. Nous sommes donc à pleine voile avec vent grand largue à bâbord. Nous avons de bons vents, on suit les alizés!

 

 

C’est encore plutôt calme sur le catamaran. On se repose sous le soleil, France prépare de bons biscuits, aucun poisson ne mord à l’hameçon. Un petit nuage de pluie nous passe dessus juste après le souper. On doit tout ranger précipitamment et on prend une petite douche rapide!

 

 

C’est notre avant-dernière nuit de navigation qui commence, et la nuit est encore très belle. Nous sommes choyés… Ciel étoilé, air chaud, bons vents. La fin approche. On apprécie ces derniers moments nocturnes à bord du catamaran. Nous sommes bien. Est-ce qu’on veut vraiment arriver, finalement?  

 

 

 

Jour 21 (3 décembre) : ça grouille à bord

Après un ménage qui nous occupe tout l’avant-midi, le bateau est enfin prêt pour l’arrivée. Il est dessalé, dérouillé et propre… et nous aussi!

 

 

On se relaxe sur l’heure du midi, où on peut prendre un peu de soleil. France nous prépare un excellent Pina Colada avec un petit shooter de punch de Madère pour célébrer notre dernière soirée en pleine mer.

 

 

On essaie une nouvelle formule pour nos quarts; on fait 1h30 seuls chacun. Sur le premier quart de France un cargo passe à 1 Mn, Luc se réveille et aide pour l’analyse. Vers 1-2h du matin, on voit les premières lueurs de lumière dans les nuages. C’est excitant de voir qu’on arrive bientôt.

C’est Bernard qui, à l’aube, voit le relief des îles apparaître.

 

 

Jour 22 (4 décembre) : la fin d’une belle odyssée

 

 

On voit les îles se rapprocher et c’est magnifique. On déjeune comme des rois avec les dernières gâteries matinales en mer de France; des crêpes sarrasin! On fait bien d’en profiter, car sans le savoir on ne mangera pas jusqu’à très tard ce soir…

 

 

On arrive vers 10h30-11h à la marina Fort Louis. On rencontre l’équipe de Saint-Martin Yacht Charter (oops, ils ne nous attendaient pas si tôt que ça!). Ils sont tous très gentils et ça fait du bien d’être reçus et de parler avec eux après une vingtaine de jours en mer.

 

 

Nous sommes arrivés au quai, on est arrivé! Mais ce n’est pas terminé, c’est le nettoyage final du catamaran. On replace tout, on fait le ménage de nos chambres, des draps, etc. Nous avons déjà une petite liste de réparation qu’on garde pour plus tard.

 

 

Vers 7-8h, on quitte enfin le catamaran, on va souper en ville! Sur le chemin, le rythme d’un groupe de musiciens nous attire et on lâche notre fou. C’est les Caraïbes, enfin, nous y sommes!!!

 

 

L'aventure semble terminée, mais elle ne fait que commencer! Enfin, nous offrirons des vacances en catamaran dans les Caraïbes à bord du Lucia 40 une partie de l'année (jusqu'en février), avant de rejoindre la flotte de St Martin Yacht Charter, une compagnie de location locale située à Saint-Martin qui fera voguer notre petit navire sur les eaux turquoises des Caraïbes! Pour toutes personne intéressée à prendre des vacances à bord de notre catamaran, contactez-nous!