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Escale 2: Lisbonne (Portugal)

Posté le 31/10/2016

 

 

 

Le repos à Corogne fût bien bref. Nous voilà déjà en mer en direction de Lisbonne, au Portugal. Comme le dit si bien notre skipper (Bernard Lamonde - Transport Naval); une bonne fenêtre météo, on ne manque pas ça. Voici le récit détaillé de notre deuxième escale, qui fait la joie de tout l’équipage... 47h de navigation en se rapprochant du sud!

28 octobre (vendredi) : départ de Corogne, Espagne

Un bon sommeil à la Marina Coruna nous permet de récupérer des forces après la dernière nuit. Le confort se prend bien; le gaz est rempli, pas de navigation de nuit, pas de grosses vagues, pas d’imprévus… Une partie de l’équipage s’est permis la grâce matinée, et d’autres se sont levé en même temps que le soleil.

 Départ de la Marina Coruna. Départ de la Marina Coruna.

Dès 10h, sous les analyses météo et conseils de Bernard, on part vers Lisbonne. La première escale en Espagne n’aura pas été bien longue, mais elle nous a tout de même permis de récupérer des forces. Nous sommes reposés et prêts pour un 47 heures de navigation. Nous longeons la côte espagnole pour éviter des vents trop forts. Ça fonctionne, car la mer est douce et les vagues sont longues et pas très hautes. Elles ne dépassent pas 1 mètre, et le vent ne va pas plus haut que 7-8 kn.

 

Longer la côte avec de si belles conditions de navigation nous permet d'admirer le paysage.Longer la côte avec de si belles conditions de navigation nous permet d'admirer le paysage. 

Le trajet nous offre le luxe d’un paysage magnifique, les côtes espagnoles sont pleines de relief. Nous passons juste à côté des îles Sisarga Grande, Sisarga Chica et Piedra Sistela, puis Bernard envoie un point GPS avec IridiumGo lorsque nous croisons Monte Nariga, vers 16h. À un moment, on peut observer des éoliennes en arrêt sur le sommet d’une montagne, en arrière-plan. Vers 16h, bonne nouvelle : le cap tourne, et nous voilà bien alignés vers le sud!

 190°, en plein vers le sud!190°, en plein vers le sud!

Le souper est délicieux! France se surpasse avec un repas aux saveurs de l’Inde. On finit le tout avec un chaï latté. La soirée est très paisible, et les quarts prennent tranquillement leur place. Un brouillard s’installe pour la nuit, mais la mer conserve toute sa quiétude. Encore une fois, la voie lactée et les algues phosphorescentes sont au rendez-vous, avec quelques autres bateaux, auxquels il faut prêter attention.

29 octobre (samedi) : une merveilleuse journée

Dès les premières heures du matin, la mer devient encore plus calme qu’hier. Une mer d’huile, comme on dit. On voit à peine l’ombre d’une vague, et le vent n’est pas très fort non plus. La température augmente à mesure que notre latitude diminue! À un tel point que nous sortons nos vêtements d’été. On en profite pour bouger un peu sur le catamaran. On nettoie, on change le drapeau espagnol pour le drapeau portugais (eh oui, nous longeons désormais les côtes portugaises), et on fait un peu d’exercices.

 

 Du bon temps! Du bon temps!

 

À 10h on reçoit de la belle visite! Un groupe (plutôt nombreux) de dauphins vient nager avec le bateau. Ils s’amusent bien et sont beaucoup plus gros que ceux qu’on a déjà rencontré auparavant. La mer est tellement calme que les oiseaux en profitent tous pour chasser les petits poissons à la surface de l’eau. On voit aussi à plusieurs reprises des petits ailerons de requins blancs. Selon Bernard, il s’agirait de bébé requins. On se repose toute la journée tellement la mer est calme et la température, clémente. L’air devient plus chaude et ça réchauffe le moral! On se rapproche du sud, on se rapproche de Lisbonne.

 

Voici ce que l'on appelle une mer d'huile. Les vagues sont presque absentes. Nous en profitons, car c'est très rare d'avoir de telles conditions! Voici ce que l'on appelle une mer d'huile. Les vagues sont presque absentes. Nous en profitons, car c'est très rare d'avoir de telles conditions!

 

En après-midi, Bernard nous fait un petit topo sur le sextant, un outil très pratique pour définir notre coordonnée géographique en navigation. Malgré une très bonne explication, les mesures sont plutôt complexes. Ça nous fait creuser les méninges un peu!

L’heure du souper est un peu comme la grande finale de cette merveilleuse journée. Alors qu’on venait juste de remplir nos assiettes (…et nos verres), et que nous étions prêts à manger, Luc se lève et pointe la mer.

« Des dauphins ! »

En moins d’une minute, on se lève de table et se dirige vers la proue, sur le devant du catamaran. Quatre dauphins nagent avec nous, frôle l’étrave et sautent. Quelques minutes à peine après, un autre groupe de dauphins viennent les rejoindre. Ils sont une dizaine à danser avec les vagues! Ils sont très près du bateau : on peut presque les toucher du bout des doigts. Le moment est magique, car ils restent très longtemps. On les entend même siffler. Qui sait ce qu’ils voulaient nous raconter…

Quand on se fait "déranger" au souper par des dauphins... la vie est belle! Quand on se fait "déranger" au souper par des dauphins... la vie est belle!

 

30 octobre (dimanche) : arrivée à Lisbonne

Les quarts de nuit entre le 29 et le 30 octobre se passent plutôt bien, même s’il faut porter une double attention aux cargos et bateaux de pêcheurs. On arrive au Portugal, et le trafic naval est plus important. Bernard reste éveillé une bonne partie de la nuit. Personne n’a vraiment beaucoup dormi, en fait. Sans compter les facteurs « obscurité » et « trafic naval », les conditions de navigation sont excellentes. La nuit est froide… ce qui nous oblige à ressortir nos vêtements d’hiver.

 

Ici on peut voire des vagues particulières, et différentes de ce que l'on a en pleine mer. Elles sont le résultat de deux courants opposés dans le fleuve du Tage: le courant normal en aval, qui fait couler l'eau des terres portugaises vers l'océan Atlantique, et à contre-sens, un courant de marée montante. La navigation est plus délicate à cet endroit. Ici on peut voire des vagues particulières, et différentes de ce que l'on a en pleine mer. Elles sont le résultat de deux courants opposés dans le fleuve du Tage: le courant normal en aval, qui fait couler l'eau des terres portugaises vers l'océan Atlantique, et à contre-sens, un courant de marée montante. La navigation est plus délicate à cet endroit.

 

On se rapproche de plus en plus de Lisbonne, la capitale du Portugal. Pour y accéder, nous devons longer un canal de navigation qui suit le fleuve du Tage, qui prend sa source en Espagne, traverse le Portugal et se jette dans l’océan Atlantique directement à Lisbonne. Les côtes du Tage nous plongent progressivement dans l’ambiance portugaise. Elles sont habitées et colorées!

 

 

On accoste finalement le catamaran à la Marina Lisboa, juste après avoir passé sous le pont 25 de Abril, qui fait une longueur de 2248 mètres en traversant le Tange. On reste ici au moins pour les deux prochains jours, peut-être plus. Nous pourrons en profiter pour ravitailler le bateau et visiter un peu cette partie du Portugal. On laisse partir (de reculons) un membre précieux de notre équipage, Christopher Leduc (CL Productions), qui était avec nous depuis le 13 octobre pour filmer du contenu exclusif de la traversée. Ce n’est qu’un petit « au revoir », car il nous rejoindra à Saint-Martin… notre 4ième escale!